Tenez la raquette en prise continentale : paume sur la tranche du cadre, comme pour serrer une main, talon de la main contre l'embout, index un peu avancé. Gardez cette prise pour tous les coups, serrez au contact et relâchez entre deux frappes. Suivez les cinq étapes ci-dessous, puis réglez les variantes et corrigez les erreurs les plus fréquentes.
Faites l'exercice une première fois à l'arrêt, raquette en main, avant de le refaire sur le terrain.

Lâchez la raquette, regardez ailleurs, reprenez-la et vérifiez les trois repères : tranche, V, talon contre l'embout. Recommencez jusqu'à ce que la main tombe juste sans regarder. Sur le terrain, vous n'aurez pas le temps de contrôler la prise des yeux.
Au tennis, un joueur alterne une prise semi-fermée en coup droit, la continentale à la volée et au service, parfois une prise western pour lifter. Au padel, la continentale couvre tout : coup droit, revers, volée, service, bandeja et smash, sans réglage entre deux frappes.
La raison tient au terrain. Le court mesure 20 m sur 10 m, les échanges se jouent près du filet ou contre des vitres de 3 m, et le temps entre deux frappes reste très court. La raquette est courte, le tamis n'est pas cordé : le jeu se construit sur la vitesse de réaction plus que sur la balle liftée.
La continentale n'est pas une position au millimètre. Selon le coup recherché, la main tourne d'un petit cran autour du manche. Retenez la règle : un cran, pas plus. Au-delà, vous êtes sur une autre prise, avec les défauts décrits dans la section des erreurs.
| Variante | Comment la trouver | Ce qu'elle change | Quand l'envisager |
|---|---|---|---|
| Continentale neutre | Paume sur la tranche, V sur l'arête supérieure du manche | Tamis légèrement ouvert, même prise partout | La base, à tous les niveaux |
| Un cran plus fermée | Tournez la main d'un petit cran vers le dessus du manche | Tamis plus fermé au contact, coup droit plus à plat | Joueur confirmé qui accélère en coup droit ; le revers et la volée basse deviennent plus délicats |
| Un cran plus ouverte | Tournez d'un petit cran dans l'autre sens | Tamis plus ouvert, balle plus facile à couper | Défense et balles basses ; le coup droit perd du poids |
Restez en continentale neutre tant que les cinq étapes ne sont pas automatiques. Les variantes viennent ensuite, coup par coup, et la main revient toujours à la position neutre entre deux balles.
La rotation de la main ne suffit pas : sa hauteur sur le manche compte autant. La position de référence place le talon de la paume contre l'embout.
Contrôle rapide : raquette tenue tamis vers le haut, le talon de votre main doit toucher l'embout. S'il reste un espace, descendez la main.
La main ne serre pas avec la même force pendant tout l'échange. Elle reste souple la plupart du temps et ne se ferme que sur la dernière fraction de seconde avant le contact.
| Moment | Pression | Pourquoi |
|---|---|---|
| Attente, au filet ou au fond | Souple | Réagir vite à la volée et aux rebonds des vitres |
| Préparation du coup | Toujours souple | Laisser le poignet et l'avant-bras armer |
| Contact | Ferme | Stabiliser le tamis au moment de l'impact |
| Balle rapide renvoyée par la vitre | Plus souple | Amortir la vitesse au lieu de la renvoyer |
| Juste après la frappe | Relâchée aussitôt | Récupérer avant la balle suivante |
Une main serrée en permanence fatigue l'avant-bras, ralentit la tête de raquette et enlève de la puissance au smash et à la bandeja. Elle figure aussi parmi les facteurs associés aux douleurs de coude : la page épicondylite et padel traite ce sujet à part.
En échange lent ou contre un mur, dites « souple » pendant la préparation, « ferme » au contact, « souple » juste après. Le rythme de la main finit par suivre celui des mots.
Ce qui change d'un coup à l'autre, c'est le travail du poignet et de l'avant-bras, jamais la place des doigts sur le manche.
Le geste complet du coup droit (placement, armé, contact, finition) se travaille sur la page coup droit padel, une fois la prise en place.
La plupart des défauts de prise se voient dans la balle. Partez de ce que vous constatez sur le terrain pour remonter à la cause.
| Erreur | Ce que vous constatez | Correction |
|---|---|---|
| Prise fermée, paume sous le manche (« poignée de porte ») | Coup droit poussé correct, revers et volée haute difficiles à contrôler | Revenez sur la tranche du cadre, refaites les 5 étapes |
| Prise trop ouverte, proche d'un revers de tennis | Coup droit sans poids, sorties de vitre compliquées | Tournez la main d'un cran vers le dessus du manche |
| Pouce enroulé par-dessus le manche | Poignet bloqué, tamis qui s'ouvre trop tôt | Posez le pouce à plat le long du manche |
| Main qui tourne entre coup droit et revers | Retard sur les balles rapides au filet | Main fixe, c'est le poignet qui tourne |
| Main serrée en permanence | Avant-bras fatigué, balle lente | Souple entre les coups, ferme au contact seulement |
| Main remontée sur le manche | Service et smash sans vitesse | Talon de la main contre l'embout |
Trois réflexes sont à désapprendre en premier : tourner la main entre deux coups, garder une prise semi-fermée de coup droit pour lifter, et chercher la vitesse par un grand geste de poignet. Le padel récompense le placement et la variation de hauteur, surtout dans un espace où les vitres renvoient tout ce qui n'est pas gagnant.
Si la raquette tourne dans la main alors que la prise est juste, la position n'est plus en cause : la bande qui recouvre le manche est usée ou le manche est trop fin pour votre main. Le choix de la bande et sa pose pas à pas sont sur la page surgrip padel.
La dragonne s'attache au trou percé dans l'embout, au bout du manche. En compétition, le règlement impose de jouer avec la dragonne passée autour du poignet : elle évite qu'une raquette lâchée ne parte dans le filet ou vers un autre joueur.
Glissez d'abord la main dans la boucle, puis saisissez le manche en suivant les cinq étapes. Réglez le curseur pour que la lanière tienne au poignet sans le comprimer : une dragonne trop serrée gêne la rotation du poignet.
La plupart des dragonnes se détachent en ouvrant un petit maillon ou un nœud coulissant au niveau de l'embout. Retirez l'ancienne lanière, glissez la nouvelle dans le même trou et refermez l'attache.

Une fois la prise acquise, vous n'y pensez plus pendant le jeu. Le travail porte alors sur le placement et les trajectoires : la page pour progresser au padel détaille les exercices et la structure d'entraînement.
En prise continentale, dite « prise marteau » : la paume sur la tranche du cadre, comme pour serrer une main, le talon de la main contre l'embout, l'index un peu avancé en gâchette et le pouce posé le long du manche. Gardez cette prise pour tous les coups, souple entre les frappes et ferme au contact.
La continentale, pour tout le jeu. Des joueurs confirmés la ferment ou l'ouvrent d'un petit cran selon le coup, mais ce sont des réglages fins autour de la même position : si vous devez tourner franchement la main, vous avez quitté la continentale.
Regardez le manche du dessus : un petit V doit se dessiner entre le pouce et l'index, le pouce reste à plat le long du manche et le talon de la main touche l'embout. Lâchez la raquette, reprenez-la sans regarder et vérifiez que la main retrouve ces trois repères.
Non, pas en continu. La prise reste souple pendant l'attente et la préparation, se ferme sur la dernière fraction de seconde avant le contact, puis se relâche aussitôt. Une main crispée pendant tout l'échange fatigue l'avant-bras et ralentit la tête de raquette.
Non. La main reste en continentale, c'est le poignet qui tourne vers l'intérieur pour le coup droit et vers l'extérieur pour le revers. Changer de prise à chaque balle, comme au tennis, met en retard sur les échanges rapides près du filet.
Non plus. À la volée, le tamis reste un peu ouvert et l'avant-bras bloque la balle. Sur la bandeja, le poignet se verrouille au contact pour trancher sous la balle. Sur le smash, la vitesse vient de la rotation de l'avant-bras, pas d'un déplacement de la main sur le manche.
Bas : le talon de la paume se cale contre l'embout, juste au-dessus du trou de la dragonne. Remonter la main vers le tamis raccourcit le bras de levier et coûte de la puissance au service et au smash ; tenir à moitié sur l'embout rend la raquette instable sur les volées rapides.
La dragonne se détache en général en ouvrant un petit maillon ou un nœud coulissant au niveau de l'embout. Retirez l'ancienne lanière, glissez la nouvelle dans le même trou, refermez l'attache, puis réglez la boucle pour qu'elle tienne au poignet sans le comprimer.
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