Lexique du padel : tous les termes du jeu

Bandeja, víbora, chiquita, point d'or, bajada… Le padel a son propre vocabulaire, hérité de l'espagnol. Voici tous les termes et coups définis simplement, pour comprendre le jeu et les commentaires de match.

Par La rédaction padel, Padel, matériel et cordage · Mis à jour le 1 juin 2026 · 6 min

Le padel se joue à deux contre deux sur un court vitré, et son vocabulaire mêle termes techniques et mots espagnols. Pour aller plus loin sur les coups clés, consultez nos guides dédiés : la bandeja, la víbora, le smash et les règles du padel.

Americana
Frappe latérale à plat le long de la vitre, sans effet, pour accélérer.
Bajada
Descente : balle prise après le rebond contre la vitre du fond et renvoyée en attaque, souvent en sortie de défense.
Bandeja
Coup défensif frappé au-dessus de l'épaule, à plat ou légèrement coupé, pour garder le contrôle du filet sans donner la balle à l'adversaire. Le coup signature du padel.
Chiquita
Balle basse et lente jouée volontairement dans les pieds des adversaires montés au filet, pour les forcer à relever la balle.
Contra-pared
Jeu contre le mur : utiliser sa propre vitre pour rattraper une balle difficile et la renvoyer.
Cuchara
« Cuillère » : le geste du service par en dessous.
Dormida
Balle « endormie » qui meurt dans le coin après un double rebond mur-sol, très difficile à rattraper.
Drive / Coup droit
Frappe côté dominant après rebond, souvent depuis le fond du court.
Forme diamant
Pala au équilibre haut, orientée puissance pour joueurs confirmés, moins tolérante.
Forme ronde
Pala au équilibre bas, large tolérance et contrôle : idéale pour débuter.
Globo
Lob : balle haute par-dessus les adversaires au filet, pour les repousser au fond et reprendre la position de filet.
Grille / Reja
Grillage métallique en haut des parois latérales : la balle qui le touche est généralement hors-jeu côté intérieur.
Let / Filet
Au service, si la balle touche le filet puis tombe dans le carré, le service est rejoué.
Pala
La raquette de padel : pleine (sans cordage), perforée, en mousse EVA et carbone. Formes ronde, goutte d'eau ou diamant.
Point d'or / Golden point
À 40-40 (égalité), point décisif unique sans avantage : l'équipe qui le gagne remporte le jeu. Règle standard en compétition.
Por tres / Par 3
Sortie de balle par-dessus la grille latérale (3 m) : un point spectaculaire où la balle quitte le court avant de revenir.
Position de filet
Position dominante au padel : l'équipe au filet contrôle le point. L'enjeu tactique principal est de la prendre et de la garder.
Punto de oro
Nom espagnol du point d'or (golden point).
Quinta / Sortie de terrain
Renvoyer la balle par-dessus la vitre adverse vers l'extérieur du court : point gagné si l'adversaire ne la rattrape pas hors du terrain.
Resto
Le retour de service.
Revés / Revers
Frappe côté non dominant, à une ou deux mains.
Saque
Le service au padel.
Service à la cuillère
Service obligatoirement frappé sous la taille, après un rebond au sol, en diagonale. Pas de service smashé comme au tennis.
Smash / Remate
Coup d'attaque puissant frappé au-dessus de la tête pour conclure le point, parfois en cherchant la sortie de terrain par le rebond.
Tie-break
Jeu décisif à 6-6 pour départager un set.
Vitre / Pared
Parois vitrées du fond et des côtés : la balle peut rebondir dessus et rester en jeu, contrairement au tennis.
Volée / Volea
Frappe avant le rebond, près du filet, pour maintenir la pression et la position offensive.
Víbora
Variante plus agressive et coupée de la bandeja, frappée avec un effet latéral qui fait fuir la balle après le rebond. Entre la bandeja et le smash.

Vous débutez ? Commencez par les règles du padel et notre guide pour débuter le padel. Pour le matériel, voyez le comparatif des raquettes.

Le vocabulaire du court : lignes et zones

Au-delà des vitres et de la grille, le court de padel est structuré par des lignes au sol qui définissent où le service doit tomber et où se joue chaque échange.

  • Carré de service : chacune des zones délimitées par le filet, la ligne de service et la ligne centrale. Le serveur doit y faire rebondir la balle en diagonale, à droite ou à gauche selon le score du jeu.
  • Ligne de service : ligne tracée parallèlement au filet, à 6,95 m de celui-ci de chaque côté du court. Le serveur doit avoir les deux pieds derrière cette ligne au moment de frapper, et la balle doit rebondir avant elle, jamais après.
  • Ligne centrale : ligne perpendiculaire au filet, à 5 m de chaque côté, qui sépare le carré de service droit du carré de service gauche.
  • Fond de court : la zone de jeu proche de la vitre du fond, à l'opposé de la position de filet. On y joue davantage de balles hautes et défensives avant de chercher à remonter vers le filet.
  • Vitre de fond : la paroi vitrée derrière chaque joueur, la plus utilisée en défense pour relancer une balle profonde après rebond.
  • Vitres latérales : parois vitrées sur les côtés du court, où rebondissent les balles croisées avant, parfois, une sortie de terrain.

Le vocabulaire des situations de jeu

Certaines situations reviennent match après match et ont chacune leur nom, entre position sur le court et enchaînements typiques.

  • Poste : la position qu'occupe chaque joueur sur sa moitié du court. On distingue le côté droit et le côté revers, où atterrit la majorité des balles adverses, jugé plus exigeant.
  • Contre-pied : frappe envoyée du côté opposé à celui vers lequel l'adversaire s'est déjà engagé, pour l'empêcher de rejoindre la balle à temps.
  • Sortie de vitre : situation où une balle rebondit sur la vitre du fond avec assez d'angle ou de vitesse pour emmener le défenseur hors des limites du court. À ne pas confondre avec la quinta, qui est une frappe gagnante. Notre page sur la sortie de vitre détaille comment la lire et reculer à temps.
  • Double vitre : la balle touche successivement deux parois vitrées, le fond puis un côté, avant d'être renvoyée. Une situation défensive fréquente dans les angles du court.
  • Balle de break : au retour de service, le point qui, s'il est remporté, prend le jeu de service à l'adversaire. Le terme est repris directement du tennis.
  • Bote pronto : frappe prise très tôt après le rebond, presque en demi-volée, souvent utilisée pour contrer un lob avant que l'adversaire n'ait eu le temps de se replacer au filet.

Les formats de tournoi : americano, mexicano et poules

En dehors du match classique en quatre, ces formats organisent des journées ou des tournois entiers, souvent avec des partenaires qui changent à chaque tour.

  • Americano : format où les joueurs, classés individuellement, changent de partenaire à chaque tour selon une rotation fixée à l'avance. À ne pas confondre avec l'americana, le coup joué à plat le long de la vitre.
  • Mexicano : variante de l'americano où les paires des tours suivants se forment selon le classement provisoire, les mieux classés ensemble et les autres ensemble, ce qui resserre les matchs à mesure que la journée avance.
  • Pareja : mot espagnol pour une paire de partenaires, que l'on retrouve dans les classements par paire de certains circuits.
  • Tournoi à poules : format où les équipes sont réparties en groupes et affrontent chaque membre de leur groupe avant un tableau final à élimination directe.
  • Tableau : la grille qui organise les oppositions d'un tournoi à élimination directe, tour par tour jusqu'à la finale.
  • Consolante : tableau secondaire qui permet aux équipes éliminées au premier tour du tableau principal de continuer à disputer des matchs.
AmericanoMexicano
Formation des pairesRotation fixée à l'avanceSelon le classement après chaque tour
Niveau des matchsMélangé du début à la finDe plus en plus équilibré

Pour organiser l'un de ces formats ou comprendre le détail des règles, notre guide americano et mexicano au padel couvre les deux de A à Z.

Le matériel : la raquette pièce par pièce

La pala se décompose en quelques pièces dont les noms reviennent dans toutes les fiches produit et tous les comparatifs.

  • Tamis : face de frappe de la raquette, la surface pleine et perforée en contact avec la balle. Le mot est repris du tennis, où il désigne la partie cordée.
  • Perforations : les trous répartis sur le tamis, dont le nombre et la disposition influencent le poids, l'aérodynamisme et parfois l'effet donné à la balle.
  • Noyau : cœur de la raquette, la couche de mousse insérée entre les deux faces, qui détermine une grande partie des sensations de jeu.
  • Mousse EVA : matériau de noyau le plus répandu (Ethylene Vinyl Acetate). Sa densité varie du soft, pour le contrôle, au hard, pour la puissance, ce qui explique les écarts de sensations entre modèles utilisant pourtant le même type de mousse.
  • Cadre : structure périphérique de la raquette, en carbone ou en fibre de verre, qui enserre le noyau et le tamis.
  • Balance : position du centre de gravité de la raquette entre le manche et la tête. Une balance basse favorise le contrôle et le maniement, une balance haute favorise la puissance de frappe.

Les accessoires : dragonne, surgrip et antivibrateur

Trois éléments complètent la raquette, entre obligation réglementaire et confort de jeu.

  • Dragonne : lanière non élastique fixée au manche (35 cm maximum selon le règlement de la Fédération internationale), à porter obligatoirement autour du poignet, y compris en loisir. Elle évite qu'une raquette échappée de la main lors d'une frappe puissante ne blesse un joueur sur le court voisin.
  • Surgrip : ruban fin enroulé par-dessus le grip d'origine, qui absorbe la transpiration et personnalise la prise en main. Il s'use et se change plus souvent que le grip de base. Notre comparatif des surgrips détaille lesquels durent le plus longtemps.
  • Antivibrateur : dispositif ou matériau intégré à la raquette, souvent au niveau du cadre ou du manche, destiné à réduire les vibrations transmises au bras lors de l'impact. C'est un argument fréquent chez les fabricants sur les modèles orientés confort.

D'où vient le mot padel, et comment appelle-t-on un joueur ?

Comment appelle-t-on un joueur de padel ?

Il n'existe pas de mot dédié en français, contrairement à « tennisman » pour le tennis : on dit simplement un joueur ou une joueuse de padel. En espagnol, le mot palista est courant, y compris dans la presse sportive.

Que signifie le mot padel ?

Le mot viendrait de l'anglais paddle (pagaie, palette), en référence à la raquette pleine et sans cordage utilisée depuis les débuts du jeu, à l'inverse d'une raquette de tennis cordée.

Padel et paddle, est-ce la même chose ?

Non. Le paddle, ou stand-up paddle, est un sport nautique pratiqué debout sur une planche à l'aide d'une pagaie. Le padel est un sport de raquette qui se joue à deux contre deux sur un court vitré. Seule la proximité des deux noms explique la confusion.

D'où vient le padel ?

Le jeu est inventé en 1969 à Acapulco, au Mexique, par Enrique Corcuera, faute de place pour un court de tennis complet dans sa propriété.

Le prince Alfonso de Hohenlohe le découvre chez lui et construit les premiers courts espagnols à Marbella au début des années 1970, tandis que le sport gagne l'Argentine à la même période. C'est en Espagne que ses règles et l'essentiel de son vocabulaire seront ensuite codifiés.

Pourquoi certains termes espagnols n'ont pas d'équivalent français reconnu ?

Le padel s'est structuré comme sport organisé en Espagne des décennies avant de se démocratiser en France. Clubs, moniteurs et médias français ont repris directement des mots comme bandeja ou víbora plutôt que d'en inventer une traduction : aucune fédération n'a publié de lexique français qui les remplace.