La chiquita, c'est la balle basse et courte que vous glissez depuis le fond du court aux pieds des joueurs montés au filet, quand ils ne sont pas collés à la bande. Elle sert à les obliger à volleyer sous le niveau du filet pour leur reprendre l'initiative, puis à monter à votre tour. Ce guide explique le coup, son utilité, les situations où le jouer, la technique et les fautes qui en font un cadeau.
La chiquita est un coup de transition joué depuis le fond de court : une balle basse et courte, qui retombe dans les pieds des adversaires montés au filet, sans être collés à la bande. Le mot vient de l'espagnol chiquita, « petite ». Le nom colle au coup : une balle courte et sans puissance, qui casse le rythme.
Un coup de fond classique repousse l'adversaire. La chiquita le piège. La balle passe juste au-dessus du filet et meurt vite, entre le filet et la ligne de service adverse. Le joueur au filet doit la prendre bas, souvent sous le niveau de la bande. Cette volée inconfortable et défensive vous rend l'initiative.
La chiquita ne sert pas à marquer le point. Vous défendez au fond, vous jouez une chiquita propre, l'adversaire renvoie une volée molle et vous montez au filet à votre tour. Toute la logique du point s'inverse.
Au padel, le duo qui tient le filet domine le point : il attaque en volleyant vers le bas et ferme les angles. L'équipe reléguée au fond subit. Pour renverser la situation, il faut déloger l'adversaire du filet, ou au moins le mettre en difficulté sur sa volée.
La première est le lob : vous passez au-dessus des adversaires, ils reculent, vous montez. La seconde est la chiquita : vous passez bas et court, dans leurs pieds, ils jouent une volée basse défensive et vous montez aussi.
La chiquita répond à un problème précis : quand vos lobs sont bien lus et smashés, ou quand les adversaires anticipent la balle haute, elle ouvre une autre porte de sortie.
Les deux coups visent le même but, reprendre le filet, mais leurs trajectoires s'opposent. Le lob monte par-dessus les adversaires et les fait reculer vers leur fond. La chiquita reste basse et courte, et les cloue au filet sur une volée difficile.
Le choix dépend du placement adverse. Si les deux joueurs sont collés au filet, bien avancés, le lob passe plus facilement dans leur dos : ils n'ont pas le temps de reculer. S'ils sont un peu reculés, entre le filet et la ligne de service, le lob risque d'être smashé. La chiquita devient alors le bon choix : l'espace au sol dans leurs pieds est ouvert.
| Critère | Le lob | La chiquita |
|---|---|---|
| Trajectoire | Haute, par-dessus les adversaires | Basse et courte, dans les pieds |
| Effet visé | Faire reculer vers le fond | Forcer une volée basse défensive |
| Adversaires collés au filet | Idéal (passe dans le dos) | Risqué (volée facile) |
| Adversaires reculés | Risqué (smashable) | Idéal (espace au sol ouvert) |
| Dosage | Hauteur et profondeur | Précision au ras du filet |
| Suite logique | Monter au filet | Monter au filet |
La règle tient en une ligne : adversaires avancés, on lobe ; adversaires reculés ou mal placés, on chiquite. Alternez les deux pour rester imprévisible.
La chiquita se joue au toucher : oubliez la puissance, elle est votre ennemie ici.

Un repère utile : si votre chiquita rebondit derrière la ligne de service adverse, elle est trop longue et l'adversaire la volleye tranquillement. Si elle touche le filet, vous avez trop dosé vers le bas. Le couloir de réussite est étroit, d'où l'importance de la répéter à l'entraînement.
Une chiquita sans cible claire est une chiquita ratée. Trois zones fonctionnent.
La chiquita croisée (en diagonale) est plus sûre que la parallèle : vous disposez de plus de terrain, et le filet est plus bas au centre. La marge d'erreur est plus grande. Gardez la parallèle pour surprendre, quand l'adversaire s'attend au croisé.
La chiquita demande une fenêtre précise. Le placement des adversaires (collés au filet ou un peu reculés) se lit dans le tableau chiquita ou lob ci-dessus ; trois autres situations décident aussi.
| Situation de match | Chiquita ? | Pourquoi |
|---|---|---|
| L'un des deux est en retard ou mal replacé | Oui, dans ses pieds | Il descend difficilement sur une balle rasante |
| Vos trois derniers lobs ont été lus | Oui, pour surprendre | Le duo anticipe la balle haute et avance pour la couper |
| Vous frappez en pleine course, déséquilibré | Non, sécurisez avec un lob | Sans appuis stables, la précision s'effondre |
« Ai-je le temps de bien me placer ? » Si la réponse est non, oubliez la chiquita : elle demande de l'équilibre, et une chiquita ratée devient une balle facile à smasher.
Beaucoup de joueurs oublient cette étape, qui donne tout son sens au coup : une bonne chiquita déclenche la montée au filet.
Dès que votre balle part propre et basse, l'adversaire est en difficulté : il jouera une volée défensive, souvent molle et remontante. Poussez sur vos appuis juste après le contact et gagnez du terrain vers le filet.
Vous gâchez l'avantage : l'adversaire se replace, remet une balle neutre, et vous repartez de zéro. En montant, vous transformez sa volée basse défensive en balle facile pour vous, au filet, en position dominante. La chiquita et la montée forment un seul geste tactique.

La chiquita se joue des deux côtés avec le même principe : préparation minimale, contact devant, vitesse faible, balle au ras du filet. Chaque côté a ses contraintes.
Le geste est plus naturel et le dosage plus facile pour la majorité des joueurs : vous contrôlez bien la profondeur et vous pouvez ajouter la légère coupe sans effort. C'est souvent par là qu'on apprend le coup. Si le geste de fond n'est pas encore solide, revoyez les bases du coup droit : la chiquita en dérive.
La chiquita de revers est plus technique : la prise et l'angle du tamis rendent le dosage moins intuitif, et beaucoup de joueurs poussent trop, ce qui envoie la balle longue. Travaillez-la avec un geste vraiment court et un contact devant. Une fois maîtrisée, elle sécurise votre côté gauche (pour un droitier) sans qu'il faille contourner la balle.
La chiquita est un coup à haut risque. Voici les fautes qui la transforment en balle cadeau.
| Erreur | Conséquence |
|---|---|
| Balle trop haute | L'adversaire la prend au-dessus du filet et la smashe. Volée gagnante contre vous. |
| Trop de puissance | La balle file longue, sort ou arrive à hauteur idéale pour être attaquée. |
| Mauvais moment | Adversaires collés au filet : ils volleyent la balle basse sans difficulté. |
| Pas de montée après | Vous rendez l'avantage : l'adversaire se replace et le point repart neutre. |
| Chiquita en déséquilibre | Sans appuis stables, la précision s'effondre et la balle devient attaquable. |
La chiquita punit l'impatience : la plupart de ces erreurs viennent d'un coup forcé ou joué au mauvais moment. Jouez-la seulement quand la fenêtre est là, avec un geste sobre.
Vous êtes au filet et l'adversaire vous chiquite : comment ne pas subir ?
Pliez les genoux pour amener le tamis sous la balle, plutôt que de tendre le bras et de lever le coude. Une volée basse propre se joue avec un tamis stable et un plan de frappe fixe.
Face à une chiquita bien placée, la bonne réponse défensive est une volée basse remise profond, ou un contre-lob si vous êtes vraiment en difficulté. Vouloir accélérer une balle basse au filet finit dans le filet ou en balle attaquable.
La meilleure défense reste de ne pas se faire prendre. Collé à la bande, vous couvrez mal la balle basse dans vos pieds. Un placement un peu plus en retrait, juste devant la ligne de service, vous laisse le temps de descendre sur la chiquita tout en restant en position de volée.
Une préparation courte et basse au fond de court annonce souvent la chiquita. Ce signal vous permet de fléchir les jambes une fraction de seconde plus tôt, ce qui aide beaucoup sur une balle rasante.
On mélange souvent ces coups courts, qui n'ont ni la même origine ni le même but. La chiquita se joue depuis le fond, vers les pieds des adversaires au filet : c'est un coup de transition qui force une volée basse.
L'amortie (ou dejada) se joue près du filet : on dépose une balle très courte juste derrière le filet, hors de portée d'adversaires reculés au fond. C'est un coup de finition. La distance et l'intention sont opposées : la chiquita part de loin pour piéger un joueur proche, l'amortie part de près pour piéger un joueur loin.
Les deux coups se jouent sans puissance et récompensent la même qualité de main. Travailler la chiquita aiguise le dosage utile à l'amortie, et inversement.
La chiquita se construit par la répétition ciblée. Pour l'exercice de base, un partenaire se place au filet et vous restez au fond : vous ne jouez que des chiquitas, sans chercher le point. Consigne unique : la balle doit rebondir avant la ligne de service, dans une zone marquée au sol devant ses pieds. Comptez vos réussites sur vingt balles pour voir si votre dosage est trop long ou trop court.
Faites de chaque chiquita réussie le déclencheur de votre montée au filet, pour relier le geste et le déplacement en un seul réflexe. Variez ensuite les cibles : pieds à droite, pieds à gauche, entre les deux joueurs, en jouant d'abord le croisé puis la parallèle.
Sécurisez d'abord vos coups de base et votre lob : la chiquita reste un coup de niveau intermédiaire à avancé. Notre guide pour débuter le padel pose les fondations.
Un coup de transition bas et court, joué du fond de court, dont la balle meurt dans les pieds des adversaires montés au filet, sans être collés à la bande. Il force une volée basse défensive : vous reprenez l'initiative, puis vous montez au filet.
« Petite » en espagnol. Le nom décrit le coup : une balle courte et sans puissance, qui casse le rythme. Le padel s'est développé dans le monde hispanophone, d'où un vocabulaire technique resté en grande partie espagnol.
À reprendre l'initiative quand l'adversaire tient le filet. La balle basse le force à volleyer sous le niveau de la bande, la volée remonte, et votre paire monte au filet à son tour. Elle ne sert pas à marquer directement.
Regardez le placement adverse. Si les deux joueurs sont collés au filet, le lob passe dans leur dos ; s'ils sont un peu reculés, jouez plutôt la chiquita, car le lob risquerait d'être smashé. Alternez les deux pour rester imprévisible.
La croisée est plus sûre : vous avez plus de terrain et le filet est plus bas au centre. Gardez la parallèle pour surprendre, quand l'adversaire s'attend au croisé. Pour construire votre confiance, commencez par la croisée.
Oui. Une bonne chiquita provoque une volée défensive souvent molle : si vous restez au fond, l'adversaire se replace et vous gâchez l'avantage. En montant, vous prenez le filet en position dominante.
Oui, c'est un coup à haut risque : trop haute, la balle est smashée ; trop longue, elle est volleyée facilement ; trop courte, elle touche le filet. On la classe comme un coup de niveau intermédiaire à avancé, à travailler après les coups de base et le lob.
La chiquita dépend du dosage plus que de la raquette. Les fabricants présentent les formes rondes comme orientées contrôle et les diamants comme orientés puissance : sur un coup de toucher, une raquette annoncée pour le contrôle limite les balles qui partent trop longues.
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